Dans un monde traversé par des tensions multiples – politiques, sociales, culturelles – les écritures contemporaines francophones donnent à entendre des voix de résistance.
Cette formation proposera d’explorer, à travers le prisme du théâtre, les figures de la résistance au féminin : qu’elles soient intimes, sociales, mémorielles ou esthétiques, elles interrogent nos représentations, déplacent les récits dominants et ouvrent des espaces de pensée et de transformation. Elle sera l’occasion de réfléchir aux enjeux esthétiques et artistiques des écritures au féminin dans les dramaturgies d’Afrique, des diasporas et du monde méditerranéen. Ces écritures, souvent ancrées dans l’intime et le sensible, interrogent pourtant des questions universelles, politiques et éthiques. Comment dire l’exil, les violences familiales, les non-dits, la transmission ou encore le vieillissement du corps ? Comment ces expériences individuelles deviennent-elles matière artistique et ferment de résistance collective ?
Trois artistes majeures de la scène francophone contemporaine accompagneront les stagiaires dans cette exploration. À travers leurs œuvres, leurs récits et leurs partages de pratiques, elles proposeront une réflexion vivante sur les héritages qui façonnent les femmes et les artistes qu’elles sont : entre mémoire, transmission, fractures intimes et luttes visibles ou invisibles.
Adossée au festival Les Zébrures d’automne, cette formation articulera des temps d’apports théoriques (analyse des dramaturgies francophones actuelles, réflexion sur la place des voix féminines et minorisées dans les arts vivants), des temps d’expérimentation sensible, et des temps de réflexion et de co-construction.